Après plus de 60 ans de carrière à la radio, à la télévision et au cinéma, M. Robert Arcand se plait à dire qu’il est le doyen des animateurs radio. Jamais, en plus de huit décennies de vie, il n’avait été malade. Puis, le 2 février 2024, un infarctus majeur qui a nécessité deux chirurgies cardiaques pour remettre son cœur « sur ses deux pieds » a changé la vie de l’octogénaire.
« Cet événement », a-t-il relaté, « a transformé ma perception du milieu hospitalier et, surtout, m’a fait découvrir le dévouement exceptionnel des équipes soignantes de l’Hôpital du Sacré‑Cœur‑de‑Montréal. J’y ai passé 33 jours, durant lesquels j’ai observé leur quotidien, leur énergie inépuisable et leur humanité envers chacun des patients sous leur responsabilité.
« Je n’oublierai jamais le matin, à 8 h, lorsqu’un code bleu a retenti sur l’étage. J’ai alors été témoin du véritable travail d’équipe : une cohésion totale, un calme maîtrisé, et un engagement absolu pour sauver une vie. Aucun plateau de tournage, aucune scène de cinéma ne pourrait rendre justice à cette intensité-là. C’était la vraie vie, la vie qu’on tente désespérément de préserver pendant que d’autres, comme moi, attendent leur tour pour entrer en salle d’opération. »
Les chirurgiens cardiaques et leurs équipes sont, à ses yeux, des faiseurs de miracles. Ils portent sur leurs épaules une lourde responsabilité, mais jamais il a senti une hésitation ou une lassitude. Seulement de la compétence, de la rigueur et du cœur — au sens le plus humain du terme.
Pour traverser cette période d’incertitude et combattre le stress des interventions, il a écrit avec sa conjointe, Sylvie Pépin, un livre : Arcand cardiaque, cœur à cœur à Sacré‑Cœur. Il y raconte avec sincérité les moments forts de son séjour, mais surtout, il y rend hommage à celles et ceux qui ont veillé sur lui jour et nuit et se sont consacrés cœur et âme pour qu’il se rétablisse. Les profits du livre sont d’ailleurs remis à la Fondation en guise de remerciement pour leur travail inestimable.

« Au fil de mes conversations avec les préposés, infirmières et membres du personnel, j’ai découvert une réalité exigeante : un seul étage, 24 patients, et pourtant, toujours un sourire, toujours une attention, toujours cette volonté de faire du bien à quelqu’un, même quand ils courent d’une chambre à l’autre. Ces femmes et ces hommes sont précieux. Je les apprécie profondément. Et, honnêtement, mille mercis ne suffiront jamais. Aujourd’hui, je sais que si je suis encore ici, c’est grâce à eux », a-t-il conclu.

