Éric Boyer a subi un grave accident de ski alpin en janvier 2019. Il a survécu, mais sa vie a été bouleversée. Ayant subi une lésion à la moelle épinière, il est aujourd’hui quadriplégique. Il se déplace en fauteuil roulant. Accueilli et soigné d’urgence aux soins intensifs de l’Hôpital du Sacré-Cœur, il s’y rend encore des années plus tard pour des suivis avec les spécialistes de ce centre.
« Dans ma jeunesse, j’ai joué au hockey, au football, au baseball, j’ai fait du ski d’élite, sans jamais me casser d’os. Le 3 janvier 2019, en me dirigeant vers le chalet de la station de ski, ma vie a été chamboulée par un sérieux accident de ski alpin. J’avais 48 ans, j’étais père de trois enfants. J’ai subi une fracture de la colonne vertébrale, et plusieurs côtes m’ont perforé un poumon et écrasé l’aorte », raconte M. Boyer. « Ces blessures ont forcé les professionnels de la santé à me mettre dans un coma pendant plus d’une semaine en préparation aux nombreuses opérations à venir. À mon réveil, les médecins m’ont appris que je serais paralysé pour le reste de ma vie. Pourtant, chaque matin, je me considère comme chanceux d’être en vie — et ça, je le dois aux équipes de Sacré-Cœur. »
Une résilience forgée dans l’épreuve
M. Boyer raconte dans le balado Intention Inc., diffusé en 2024, que ce qu’il a vécu est un deuil. Après avoir tout perdu du jour au lendemain, il a choisi de reconstruire sa vie autour d’un nouveau sens, porté par la gratitude, l’action et l’engagement envers les autres.
Sa conjointe, Marie-Josée, et leurs enfants demeurent sa plus grande source de motivation. Mais un autre moteur est né : la volonté de redonner. M. Boyer est guidé par une résilience qu’il n’aurait jamais imaginé posséder avant son accident.
Redonner pour transformer la vie d’autres blessés neurologiques
De cette force intérieure est née la Fondation Neuro‑Efficacité, un organisme que M. Boyer a fondé pour instruire, accompagner et soutenir les personnes ayant subi une lésion neurologique, ainsi que leurs familles. Sa fondation s’appuie sur un principe profondément humain : « Les personnes qui peuvent payer payent, et celles qui ne peuvent pas sont aidées par la fondation. »
Aujourd’hui, M. Boyer fait progresser la mission de son organisme, mais il n’oublie pas les équipes qui lui ont permis d’être en vie et d’accomplir de belles choses. Il a choisi d’offrir un soutien précieux à notre Fondation pour le Bal du centenaire, qui aura lieu le 25 avril. Un geste qui s’harmonise naturellement avec son désir de donner au suivant.
« À ceux qui ont eu à vivre un traumatisme, appréciez le fait d’être en vie et surtout, rappelez-vous que vous pouvez encore aider d’autres personnes dans notre société. »

