D’excellents soins et une grande empathie peuvent sauver une vie

Carmela Melita Santone, maman d’une petite fille, était à une fête d’anniversaire en compagnie de son mari en mai 2014. Elle était enceinte de quelques mois et tout semblait bien se passer pour leur petite famille.

Toutefois, les célébrations ont pris fin abruptement pour la jeune dame qui a été transportée d’urgence à l’Hôpital le plus proche à la suite de douleurs intenses au ventre. On lui a annoncé qu’elle avait perdu le bébé et qu’elle était en hémorragie.

La situation était très critique : elle se battait pour rester en vie. Il fallait la transférer dans un hôpital plus spécialisé pour traiter son état de santé. C’est donc à l’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal qu’elle s’est retrouvée, seule, dans un état physique et émotionnel très affaibli. Son mari était avec leur fille à la maison.

À son arrivée à Sacré-Cœur, cette dernière a rencontré la Dre Catherine Jean et son équipe. Dès sa sortie de l’ambulance, elle a été prise en charge rapidement. Mme Santone n’oubliera pas cette nuit du 4 au 5 mai, même si elle ne se rappelle pas précisément tous les moments vécus.

Elle se souviendra que l’attitude positive de Dre Catherine Jean et l’équipe soignante, leurs gestes et leurs mots lui ont donné l’espoir de se sortir de cette situation critique : « Je ne peux pas croire qu’une femme comme toi ne va pas s’en sortir. Je te promets qu’on va tout faire pour t’aider », lui a dit Dre Jean avec confiance.

«J’ai rencontré des personnes très compréhensives, très humaines», a affirmé Mme Santone chargée d’émotions. Cette dernière a même expliqué que lorsque son mari est venu la retrouver à l’Hôpital, elle ne voulait plus qu’il quitte son chevet. La jeune Italienne n’avait pas de famille au Québec autre que celle de son mari. Comme Dre Jean a un conjoint d’origine italienne, elle a su comprendre la situation.  Pourtant, malgré le fait que Mme Santone se qualifie comme étant une personne forte de nature et outillée pour faire face à la situation (en étant travailleuse sociale et éducatrice spécialise en Italie) elle se sentait très démunie.

Le jour suivant, Mme Santone a subi une chirurgie. « Quand je suis entrée dans la salle d’opération, je me suis dit que si je m’en sortais, je ferais quelque chose pour aider les autres personnes », de dire Mme Santone qui a organisé cette année une collecte de dons sous forme de vente de biscuits et demande de petits dons au cours du mois de mai et juin auprès de ses proches et de ses connaissances. Elle a donné à cette initiative le nom de Cuore di mamma (cœur de maman) une expression italienne bien connue.

Pour Mme Santone, nul besoin de la convaincre que la vie est fragile. Elle sait qu’un état de santé peut rapidement changer et que tout un chacun peut avoir à un moment ou l’autre de sa vie à lutter pour sa survie. On a alors besoin d’une équipe médicale expérimentée et surtout humaine comme celle de la Dre Jean.  Mme Santone veut aider l’Unité mère-enfant et le personnel à avoir l’équipement nécessaire pour faire leur travail.

«Ce n’est pas au niveau médical que c’était le plus difficile, c’est le côté psychologique qui est le plus long à guérir. C’est une cicatrice qu’on porte avec nous pour toute la vie ». Pour adoucir la douleur, Mme Santone qui est coordonnatrice des activités dans une résidence pour personnes âgées depuis 7 ans, donne de son temps, dans la mesure de ses capacités pour amasser des dons. « Lorsqu’on reçoit beaucoup, il faut donner», a conclu Mme Santone.

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